Les vendredis poétiques Thé, café et poésie 2017

Vendredi 14 avril à 20h30
L’AFRIQUE(S) s’invite à l’écume…- île de Groix

BILOR - Photo-Fanny-Penin-656

Bilor et son spectacle BLACK PALABRES célèbrent les paroles des poétes africains d’hier et d’aujourd’hui depuis les chantres de la négritude : Léon Gontran Damas, Léopold Sédar Senghor et Aimé Césaire jusqu’aux voix contemporaines : Abdourahman Waberi, Ananda Devi

Un spectacle en textes et en musique intense grâce au talent de Bilor et à l’intimité offerte aux mots et au public. La scénographie dépouillée, intimiste, frontale permet aux poémes de se déployer pour nous offrir une traversée des humanités.

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Vendredi 21 avril à 19h30
Rendez-vous poétique entre deux rives
à Gwrizienn – Bécherel

La poésie océanienne est à l’honneur en compagnie de Anne Bihan autour de son recueil Ton ventre est l’océan (éditions Bruno Doucey). Anne Bihan nous lira ses poèmes et les textes de poétes océaniens contemporains extraits notamment de l’anthologie Outremer, trois océans en poésie (éditions Bruno Doucey). Une soirée métissée entre Bretagne et Nouvelle-Calédonie, entre Atlantique et Pacifique.

Informations & réservations :
L’écume… – 0297564267
Gwrizienn – 0299668709

& En un clic : Thé, café et poésie 2017

Abdellatif Laâbi & Le principe d’incertitude

Abdellatif Laâbi
Le Principe d’incertitude
éditions de La Différence, Paris, 2016

Les mots que j’ai élevés
nourris, vêtus, soignés
et lancés dans la langue
ne me reconnaissent plus
Je les soupçonne de nourrir à mon égard
de noirs desseins
Qu’ils aillent au diable !

L’humour jaillit dans la première partie de ce recueil intitulée La vipère et la corde et dans laquelle Abdellatif Laâbi nous dévoile ses pillages. Saisissement des mots qui se rebellent à leur tour et ce principe d’incertitude qui se dévoile et fait vaciller le poète. Alors l’absence de désir surgit

face au chaos du monde 
et son insaisissable réalité ?

et introduit Lassitude, un poème en guise de (vaine ?) révolte

Je suis las d’une époque pitoyable
obscène

IL nous entraîne ensuite dans un voyage imaginaire – l’ultime ? – solitaire où face à l’étroitesse des chemins, IL se métamorphose mi-homme, mi-oiseau pour échapper à la pesanteur du néant puis se recentrer, se reposer. Et, puis vient le temps de l’inventaire amer et douloureux qui s’apaise quand

Le dire
est revenu

Juste avant,  Fermé pour inventaire nous invite à une visite de l’atelier du poète, ce mouchoir de poche où les poèmes se forgent, le monde se pense, d’où Abdellatif Laâbi nous interpelle

Que voulez-vous ?
je me le demande
Peut-être rien
après tout
Vous voulez juste
que ce fou furieux
cesse de vous jeter des cailloux
Qu’il aille prêcher
dans un autre désert que le vôtre
Que la belle et si confortable routine
reprenne le dessus
Que la langue soit réduite
à ses plus simples expressions :
Passe-moi le sel
Ta gueule
Cliquez
Gagnez
Fuck Fuck Fuck
et tout est dit !

Abdellatif Laâbi OLNI

Abdellatif Laâbi
Le livre imprévu
Éditions de la Différence, Paris, 2009

De tâtonnement en tâtonnement, je me suis mis à revisiter des pans entiers de ma vie avec leur cortège de rencontres, de découvertes et de passions, tout cela en synchronie avec des expériences, des événements, des émotions, vécus au présent et dans le passé le plus proche.

ONLI : objet littéraire non identifié car ce qui devait être un journal intime s’incline à la page 43 face au cher pays d’Abdellatif Laâbi : le Maroc avec lequel il vit une relation passionnelle. Ce Maroc qui le happe, l’exile et l’éloigne de toute contrainte chronologique. Car, dès lors, la pensée du poète s’échappe et nous cheminons auprès de lui au gré de ses souvenirs, de ses réflexions, de ses engagements, de ses pays rêvés et fréquentés, de ses affections éternelles. De voyages immobiles en périples littéraires, la conversation avec Abdellatif Laâbi est légère ou profonde selon qu’il s’indigne ou s’enthousiasme, se remémore ou se moque. Son humour lapidaire se joue de nous, de lui, de l’agitation humaine. Ce récit est aussi un manifeste contre toutes les barbaries et pour la liberté comme cet hommage adressé à son ami Abraham Serfaty :

Ton honneur à toi, qui te survivra et servira d’exemple, espérons-le, est celui d’avoir été un homme libre à un tournant de l’histoire où beaucoup,
esclaves de leurs préjugés, se sont accommodés de la barbarie,
quand ils n’y ont pas trempé
.

La liqueur d’Aloès Jocelyne Laâbi

Jocelyne Laâbi
La Liqueur d’aloès
Éditions de la Différence, Paris, 2015

 

 

Etais-je préparée ? Je connaissais comme lui les risques que son engagement politique nous faisait prendre. On a beau savoir, quand cela vous tombe dessus c’est une tout autre affaire,
c’est un monde qui s’écroule. Et mon monde s’écroula ce jour-là
.

Elle, petite fille de 7 ans née à Lyon, traverse la Méditerranée car sa famille s’installe à Meknès au Maroc. Nous sommes en 1950 et cette enfant aux longues nattes et aux ongles rongés n’est autre que Jocelyne Laâbi, la narratrice. Au Maroc, elle apprend la lumière, le secret de famille – qui révélé l’éloignera de son père aimé – et rencontre la société marocaine. Elle éprouve sa liberté, écoute du jazz, suit des cours d’art dramatique et rencontre Abdellatif Laâbi qu’elle épouse en 1964. Le rythme du quotidien s’accélère entre la naissance des enfants et celle de la revue Souffles en 1966. Créée par des écrivains, plasticiens, intellectuels marocains, dirigée par son mari, la revue poétique heurte, par ses partis-pris esthétiques et ses engagements politiques, un pouvoir marocain arbitraire et archaïque. Tout bascule lorsque son époux Abellatif Laâbi est arrêté en 1972 puis emprisonné pendant huit années. Huit années de combat(s) qui sont racontées dans ce récit plein de vie, d’émotion et d’engagements.

Un jour, tu m’as ordonné la joie. J’ai compris que c’était nécessaire, que c’était vrai, vivant, et que nous tenions notre bonheur dans nos mains. Maintenant je suis heureuse et je sais l’être, je sais le reconnaître.

Jocelyne Laâbi retrace son parcours avec une sensibilité et une émotion si justes qu’elle nous donne le sentiment d’être à ses côtés lorsqu’elle découvre le Maroc, lorsqu’elle parle de son père, lorsqu’elle évoque les états d’âme de son adolescence, sa trajectoire de femme. Et puis vient la rupture, la vie sans l’être aimé, la peur de le perdre dans ces prisons marocaines à la sinistre réputation. Alors elle se bat sans rien cacher de ses découragements, de ses énervements, de ses élans, de son amour, de cette indépendance acquise dans ses années 70. Ses lettres écrites à son mari sont belles et bouleversantes et viennent ponctuer le récit de mots poétiques, profonds, plein d’élans et d’envies. Ces échanges épistolaires révèlent son énergie à construire leur amour et leur famille malgré la séparation, à soutenir son mari et leurs ami(e)s, à poursuivre le combat, à travailler et à vivre aussi… entre tout ça. Cette intimité partagée avec pudeur, humour, vérité nous capte et donne à ce récit une dimension universelle. La Liqueur d’aloès est un très beau portrait de femme et une ode à la liberté, à la résistance.

Jocelyne Laâbi Hérétiques

Jocelyne Laâbi
Hérétiques
Éd
itions de la Différence, Paris, 2013

 

 

Durant le long voyage vers Al-Ahsa, il avait essayé de glaner quelques informations auprès des pélerins, de fieffés imbéciles qui l’avaient vite excédé. Ils accueillaient comme vérité révélée les rumeurs les plus invraisemblables et lui avaient raconté des choses extravagantes : par exemple, que les Qarmates n’avaient pas de chef, ou plutôt qu’ils en avaient plusieurs qui dirigeaient leur « état » ensemble, dans la concorde et l’harmonie. Où avait-on jamais vu des hommes gouverner ensemble sans s’abreuver d’injures, comploter l’un contre l’autre ou se haïr ?
Où qu’ils soient, les hommes ont besoin d’un chef.

 

Hérétiques nous plonge dans le mouvement des Qarmates qui aboutit à l’émergence d’un état dans le Sud de L’Irak au IX et Xème siècles. Un état dont les idées novatrices –  gouvernance partagée, égalité entre les hommes et les femmes, monogamie, communauté des biens et répartition des richesses – sont aussi éminemment subversives.
A travers les destins de Walad, l’enseignant, et Aboulfath, le philosophe, Jocelyne Laâbi donne corps à cette part d’Histoire qui nous mène de Bagdad à l’île d’Owal. De caravanes au « palais » d’Abou Saïd, Walad, Aboulfath, Rabab, Abou Ali se découvrent amis, amants, père et fils, se frottent à la violence des temps, à la cupidité des hommes. Hommes et femmes tentent de reprendre la main sur leurs vies autrefois brisées en nourrissant cette aventure collective de leurs rêves, de leurs douleurs cachées. Ces destins singuliers nous font entrer dans cette formidable utopie devenue réalité sans en nier les dérives notamment guerrières. L’oralité de l’écriture de Jocelyne Laâbi donne à ce roman historique des allures de conte à la fois cruel et plein d’humanité(s). Hérétiques est une épopée passionnante qui entre fortement en résonance avec le monde actuel.

Gaëlle Pairel, Fédération des Cafés-librairies de Bretagne

*Crédit photo Jocelyne Laâbi : A.L

Cinq escales poétiques avec Abdellatif Laâbi

Escales poétiques avec Abdellatif Laâbi
du 5 au 9 avril 2017
dans les Cafés-librairies de Bretagne

Abdellatif Laabi

Abdellatif Laâbi pose un regard aigu sur lui, les autres et le monde. De cette contemplation, naissent les sensations, le souffle, l’élan, le mouvement. Un mouvement permanent de la pensée et du corps… dans le temps et dans l’espace. Le lire, c’est être à ses côtés, suivre le cours de ses pensées, voyager dans ses « chers pays », se frotter au réel, en jouir et s’en échapper, s’effrayer de l’état du monde, se questionner sur ses dérives sans jamais renoncer à croire en l’humanité, à défendre la dignité humaine, à combattre pour la liberté.

et autour des rêves menacés par les fauves
on entretient le feu
La rencontre*

Né en 1942 à Fès, Abdellatif Laâbi fonde en 1966 la revue Souffles, qui joue un rôle déterminant dans le renouvellement littéraire et culturel au Maghreb. Son opposition intellectuelle au régime lui vaut d’être emprisonné pendant huit ans. Libéré en 1980, il s’exile en France en 1985. Son vécu est la source première d’une œuvre plurielle (poésie, roman, théâtre, essai) sise au confluent des cultures, ancrée dans un humanisme de combat, pétrie d’humour et de tendresse. Par ailleurs, il a traduit en français nombre d’auteurs arabes contemporains, dont le poète palestinien Mahmoud Darwich. Abdellatif Laâbi a obtenu le prix Goncourt de la poésie en 2009 et le Grand Prix de la francophonie de l’Académie française en 2011.

couverture l'arbre à poème Laabi

*In p.224 : L’arbre à poèmes, anthologie personnelle 1992 – 2012, Poésie/ Gallimard, 2015

Cinq Rendez-vous avec Abdellatif Laâbi 

Une printemps 2017

Aux Bien-aimés – Nantes – le mercredi 5 avril à 19h
Présentation de son parcours littéraire suivi d’un récital poétique lors de cette soirée organisée en partenariat avec la Maison de la poésie de Nantes,

logopoesie - Maison de Nantes - A.Laâbi

à Lectures vagabondes – Liffré – le jeudi 6 avril à 20h
Marc Gontard anime cet événement poétique consacré à son ami poète. Marc Gontard est enseignant-chercheur, président de l’université de Rennes II de 2005 à 2010, auteur, spécialiste des littératures francophones. Enseignant à l’Université de Fès de 1971 à 1978, il a consacré plusieurs essais à la littérature marocaine d’expression française (éditions L’Harmattan).

Au Bel Aujourd’hui – Tréguier – le vendredi 7 avril à 20h30
Soirée poétique & littéraire à deux voix en compagnie de Abdellatif et Jocelyne Laâbi. Ils évoqueront leur(s) littérature(s) à travers leurs œuvres respectives. Jocelyne Laâbi a publié plusieurs contes jeunesse issus de la tradition orale marocaine (éditions Al Manar et Marsam). Ses romans sont parus aux éditions de la Différence : La liqueur d’Aloès (2005) et Hérétiques (2013). Elle traduit aussi des auteurs arabes,

à L’Ivraie – Douarnenez – le samedi 8 avril à 18h, apéro-poétique à fleur d’eau dans ce port breton élu Ville en poésie en 2016,

à La Dame Blanche – Port-Louis – le Dimanche 9 avril à 20h30, halte poétique et océanique à La Dame Blanche pour clore le tro-breizh poétique et littéraire d’Abdellatif Laâbi.

Une printemps 2017

Escales poétiques avec Abdellatif Laâbi
Invitation à la lecture

Proposition bibliographique :

Revue(s) littéraire(s) et de réflexion :
Une saison ardente, SOUFFLES 50 ans après, éditions du Sirocco, Casablanca, 2016
Apulée, éditions Zulma, Paris, 2016

Éditions de la Différence
Œuvre poétique I et II (2006 ; 2010),
Zone de turbulences (poésie, 2012),
Un autre Maroc (essai, 2013),
La Saison manquante, suivi de Amour jacaranda (poésie, 2014),
Le Principe d’incertitude (poésie, 2016),
Petites Lumières (écrits sur la culture, 2017).

Éditions Gallimard
Le Fond de la jarre, Folio, 2010,
L’Arbre à poèmes, anthologie personnelle, Poésie/Gallimard 2015,

Éditions Rue du monde
J’atteste contre la barbarie (album pour la jeunesse, 2015),

J'atteste - A.Laâbi

Éditions du Seuil
Le Livre imprévu, récit, réédition « Points », 2017.

Couverture Le livre imprevu - A.Laabi

 

Informations et réservation conseillée auprès de :

Les Bien-aimés – mercredi 5 avril à 19h en partenariat avec la Maison de la poésie de Nantes
2 rue de la Paix 44000 Nantes – Tél.02 85 37 36 01 – Mél.librairielesbienaimes@gmail.com – Site.www.les-bien-aimes.fr

Lectures Vagabondes – jeudi 6 avril à 20h en présence de Marc Gontard
28, avenue François Mitterrand 35340 Liffré – Tél. 02 99 68 59 32 – Mél : lecturesvagabondes@orange.fr  – Site.http://librairie-lectures-vagabondes.com/

Le Bel Aujourd’hui – vendredi 7 avril à 20h30 en compagnie de Jocelyne Laâbi
19 rue Ernest Renan 22220 Tréguier – Tél.02 96 92 20 24 – Mél.librairie-lebelaujourdhui@wanadoo.fr – blog.librairie-lebelaujourdhui.blogspot.fr

L’Ivraie – samedi 8 avril à 18h
19, rue Voltaire 29100 Douarnenez – Tél. 09 73 65 03 73 – Mél.livraie.dz@gmail.com – Site.https://livraie.wordpress.com/

La Dame Blanche – dimanche 9 avril à 20h30
5 Grande Rue 56290 Port-Louis  – Tél.02 97 82 45 11 – Blog.www. la-dameblanche.fr

Bilor & Black Palabres au Chenal

Samedi 1er avril 2017 à 18h30
au Chenal – Porspoder – 29

Un spectacle poétique et musical autour de Léon Gontran Damas, Abdourahman Waberi, Léopold Sédar Senghor, Léon Gontran Damas, édouard Glissant, Aimé Césaire, Birago Diop, Ananda Devi. Bilor fait résonner la voix de ces poètes africains d’hier et d’aujourd’hui, de Djibouti à L’île Maurice, du Sénégal à La Martinique, d’Afrique(s) en Caraïbes à laquelle s’ajoute celle de Velibor Colic. La poésie, comme le métissage, est un rempart contre toute forme d’exclusion et un appel à se mettre débout !

Informations et réservation conseillée auprès de :
Le Chenal – le samedi 1er avril à 18h30
13 Rue du Port-Melon 29 840 Porspoder
Tél. 02 98 89 54 36 – Mél.lechenal.melon@gmail.com – Site.www.lechenal.fr

Thé, café et poésie … Rendez-vous

Thé, café et poésie
vous donne rendez-vous

Une printemps 2017

Samedi 1er avril à 18h
au Chenal – Porspoder – 29
en présence de BILOR et de son spectacle BLACK PALABRES
autour des poètes africains d’hier et d’aujourd’hui

Du 5 au 9 avril
Tournée poétique de Abdellatif Laâbi
dans les Cafés-librairies de Bretagne

Abdellatif Laabi

Le mercredi 5 avril à 19h aux Bien-aimés – Nantes – 44
en partenariat avec La Maison de la poésie

Le jeudi 6 avril à 20h à Lectures Vagabondes – Liffré – 35
en présence de Marc Gontard

Le vendredi 7 avril à 20h30 au Bel Aujourd’hui – Tréguier – 22
en présence de Jocelyne Laâbi

Le samedi 8 avril à 18h à L’Ivraie – Douarnenez – 29

& le dimanche 9 avril à La Dame Blanche – Port-Louis – 56

Réservation conseillée

Thé, café et poésie 2017

Une printemps 2017

A très bientôt dans les Cafés-librairies de Bretagne

Nii Ayikwei Parkes à l’Autre Rive

Ce Samedi 18 mars à 18h – L’Autre Rive – Berrien – 29

& Mardi 21 mars à 20h00 – La Dame Blanche – Port-Louis – 56

Corp/us – Nii Ayikwei Parkes

Lecture-rencontre autour de la nouvelle collection corp/us des éditions isabelle sauvage en présence de Nii Ayikwei Parkes et de sa traductrice Sika Fakambi, directrice de la collection « corp/us » aux éditions isabelle sauvage. En voix, en souffle, au vif du dire entre les langues, cor/pus rêve de dessiner une nouvelle sphère où Nord et Sud seraient déboussolés ; où les regards seraient décentrés ; une cartographie de l’être déplacé au monde, en littérature et en poésie. Corp/us publie Une moitié de citron vert de Nii Ayikwei Parkes sous forme de poème-affiche accompagné d’un CD de lectures :

Quelque chose tiède passe du père au fils.

Le silence se fait obstiné souvenir.*

Nii Ayikwei Parkes est aujourd’hui à L’Autre Rive en tant que poète, auteur et éditeur ( Flipped Eye Publishing). Né au Royaume-Uni, Nii Ayikwei Parkes a grandi au Ghana puis est retourné au Royaume-Uni faire ses études à l’Université métropolitaine de Manchester. Il s’y est fait connaître pour ses performances poétiques et son engagement dans le Black Writer’s Group of Commonword. Poète nourri de jazz et de blues, il est aussi romancier, chroniqueur, nouvelliste et pratique le spoken word en public. Son premier roman Notre quelque part (trad. Sika Fakambi, Zulma, 2014) a reçu notamment le prix du premier roman étranger décerné par le magazine Lire ainsi que les prix Baudelaire et Laure Bataillon pour la traduction.

*Extrait de : Une moitié de citron vert, Nii Ayikwei Parkes, éditions isabelle sauvage, 2017 – (traduction Sika Fakambi)

 

Informations et réservation conseillée auprès de :
L’Autre Rive
Restidiou vraz 29690 Berrien
Tél.02 98 99 72 58 – Mél.lautre-rive@hotmail.fr,  – Blog.autrerive.hautetfort.com

&

La Dame Blanche
5 Grande Rue 56290 Port-Louis
Tél.02 97 82 45 11 – Blog.www. la-dameblanche.fr

La Gède aux livres accueille Yvon Le Men

Samedi 18 mars 2017 à 20h30
à La Gède aux Livres – Batz-sur-Mer – 44

Yvon Le Men nous emmène en Afrique(s) du Congo au Mali, du Maghreb en Haïti. Nous partagerons, en lectures, ses coups de coeur poétiques et ses écrits inspirés de ses voyages et de ses rencontres.

 

de nuit
l’autre rive se dresse sur ses gratte ciels
sur ses rêves et sur ses crimes
les crimes des assassins du roi et des victimes des assassins du roi
de jour
la nuit menace de tomber n’importe où
n’importe quand
sauf
cette nuit
que traverse la pirogue
depuis toujours.*

*Extrait de Au bord du fleuve Congo, un poème de Yvon Le Men paru dans la revue Apulée – éditions Zulma – en janvier 2017 et dans le troisième volume de : Les continents sont des radeaux perdus, chez Bruno Doucey en 2018.

Informations et réservation conseillée auprès de :
La Gède aux Livres
22 rue Jean XXIII 44740 BATZ SUR MER
Tél.09 64 25 30 11 – Mél.lagedeauxlivres@gmail.com