Bretagne j’écris ton nom

2020 – 2021, VIVE LA VIE !… Idées lectures, idées cadeaux

VIVE LA VIE
Lecture musicale

En 2021, nous aurons le plaisir de vous proposer la sixième édition de notre lecture
dont le thème est
VIVE LA VIE

Avant de découvrir cette nouvelle proposition littéraire
animée par les comédiennes Camille Kerdellant et Rozenn Fournier
accompagnées musicalement par Alain Philippe,

voici les autrices et les œuvres sélectionnées
à lire et à offrir en ces temps de lecture

Gwenaëlle Abolivier

Son très beau roman d’arpentage – Tu m’avais dit Ouessant – nous emmène sur cette île entre immersion dans le paysage et rencontres avec les iliens.
Une invitation au voyage immobile, à l’introspection, à la rencontre.

C’est arrivé comme cela
Je suis entrée au sémaphore avec ce sentiment d’arriver à destination
avec un rêve de voyage immobile à vivre,
un rêve de huis clos.

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Ella Balaert

Un récit sensible et choral autour de l’absente, Prenez-soin d’elle nous amène à penser notre rapport à ceux et celles que l’on aime, à ce qui nous lie, à ce qui nous échappe.

Madame Kosta cherche Jo. Elle sent sa présence, elle ressent son absence. Elle a tout vu. Tout entendu. Jo lui a dit quelques mots et après, il y a eu ce petit bruit de chute, puis rien.

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Catherine Cusset

Deux livres sélectionnés pour cette autrice dont l’écriture nous raconte,
avec verve, humour et acuité, l’invisible et le sensible.
Dans Le côté gauche de la plage, la narratrice se raconte à travers cette plage du Finistère
qu’elle arpente depuis son enfance.
La haine de la famille est un texte jubilatoire sur la famille – à lire absolument avant les retrouvailles de Noël.

C’est toujours en Bretagne que ça se passe puisque, maintenant que nous vivons aux quatre coins du monde, c’est là que nous nous retrouvons l’été, Ploumor qu’elle déteste et que nous adorons.

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Claire Fourier

Sémaphore en mer d’Iroise est le récit de vie d’une femme qui se raconte au fil d’anecdotes et de portraits. Un livre sensible et vivant, lieu de mémoire. A partager entre générations.

Coiffée 1400, chaussée 1900, entre cap et pied indéfinissable, mon aïeule laissait en 1960 les soixante-huitards loin derrière.
Pourquoi débarquait-elle en ville ?
Elle avait faim de gens, soif d’une rasade d’humanité.

Couverture Le sémaphore

Albane Gellé

Instants suspendus entre gravité et légèreté, mélancolie et drôlerie, l’univers poétique d’Albane Gellé mêle toutes les émotions et nous emporte sur le fil de ses mots.

Mais quelle vie n’est pas ordinaire ? Moi je
découpe des cartes géographiques périmées en
carré, en rectangle, pour en faire des enveloppes,
des détails topographiques. Une façon
comme une autre de me sentir dans une sorte
d’intensité invincible. À mon voisin c’est l’Italie,
je lui envoie des mots d’amour, toute l’année je
lui fais des promesses secrètes (en écrivant des
phrases pour lui, mon cœur saute).
Ce sera bientôt janvier et je prépare mes meil-
leurs vœux, îles bretonnes, Afrique du Sud, petit
morceau de Sibérie. Je choisis les parcelles et je
copie les adresses avec une frénésie excitante.

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Fabienne Juhel

Quand la poésie raconte l’histoire, Fabienne Juhel réincarne Tristan Corbière, sa fantaisie, sa mélancolie, sa sensibilité à vif. La mâle-mort entre les dents raconte la pastorale de conlie ou comment traverser l’absurdie ?

Qui nous avait levés dans le Mois-noir – Novembre –
Et parqués comme des troupeaux
Pour laisser dans la boue, au Mois-plus-noir – Décembre –
Des peaux de mouton et nos peaux !

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Anne Lecourt

7 jours en face ou le très beau roman d’une femme qui revient sur les traces de son enfance.
Ce récit est un hymne à la vie plein de grâce, de force et de délicatesse.

Je me plais bien avec la vieille dame. Quand je sors de mes entretiens avec elle, je suis prise de l’envie de bondir, de courir, de rire et de pleurer. Prise d’un étourdissement d’images et de sensations. J’ouvre mon carnet pour écrire, les mots déboulent, capiteux, exubérants – ils s’emparent de l’histoire, ils racontent, hors de moi. La vie m’explose en pleine figure. Ma vie.

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A très vite dans nos cafés-librairies

carte FCLB 2020

Libres en littérature 2020

 

Marie Le Drian
Une rencontre-lectures reportée

Pour des raisons en lien avec la situation sanitaire en cours,
nous devons reporter la rencontre-lectures avec Marie Le Drian
prévue ce samedi 31 octobre 2020 au Comptoir Gâvrais.

Marie Le Drian

En attendant d’entendre la voix de Marie Le Drian,
n’hésitez pas à (re)lire ses romans profonds, drôles et empreints d’une belle humanité.

Pour connaître toutes les rencontres Libres en littérature à venir

Un seul clic
Ce que les femmes disent du monde –
Programme Libres en Littérature 2020

couv-Lel-2020 - jpegDans le cadre de Libres en littérature 2020
nous avons accueilli en ce mois d’octobre
Isabelle Attard, Gwenaëlle Abolivier, Amandine Dhée, Carole Martinez,
Mariana Otero et Nicole Le Garrec

Des rencontres lectures et projections passionnantes
en compagnie d’autrices et de réalisatrices talentueuses et généreuses

Merci aux libraires de la Fédération des cafés-librairies de Bretagne
à leurs partenaires :
le collège Pierre Brossolette (Bruz – 35)
la Maison du Livre (Bécherel – 35)
Le cinéma des familles & l’association Cinéf’îles (Groix – 56)

pour la qualité de leur accueil & de leur organisation

Des pierres contre des fusils

Nicole & Félix Le Garrec
au Chenal

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Résistance citoyenne

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samedi 24 octobre à 16h

Rencontre-projection du film désormais culte Des pierres contre des fusils, témoignage cinématographique emblématique de cette lutte anti-nucléaire. Film mémoire de la lutte contre l’installation d’une centrale nucléaire à Plogoff, il nourrit aujourd’hui les nombreux combats du XXIème siècle : contre le nucléaire évidemment, contre tous les grands travaux inutiles, pour le respect des éco-systèmes, du droit des peuples à protéger la nature & le bien commun. Après la diffusion de ce documentaire dans sa version restaurée (2019), nous vous proposons d’échanger avec Félix et Nicole Le Garrec autour de leur parcours cinématographique et de leur publication dont cet album consacré à la Baie d’Audierne & à ses graffitis, Témoins silencieux en Baie d’Audierne (Vivre tout simplement).

Information & réservation :
Le Chenal
13 Rue du Port 29840 Porspoder
Tél.02 98 89 54 36
Mél. lechenal.melon@gmail.com – www.lechenal.fr

Du singulier à l’universel

Rendez-vous avec 
Mariana Otero
dans le cadre de notre manifestation
Libres en littérature 2020

à

Ulysse à L’Ouest en partenariat avec La Maison du Livre de Bécherel
Le jeudi 22 octobre dès 16h30

L’écume…en partenariat avec le cinéma des familles
Le vendredi 23 octobre à 20h30 

autour de ses films documentaires remarquables

Rencontre-projections avec la réalisatrice Mariana Otero autour de Histoire d’un secret (2003) et Histoire d’un regard (2020). Le premier est consacré à la mère de la réalisatrice, la peintre Clotilde Vautier, le deuxième retrace le parcours du photographe Gilles Caron. Deux films, une démarche identique : celle de comprendre et d’incarner la trajectoire intime et singulière de deux personnes très tôt disparues, de rendre compte de leur travail, traces tangibles de leurs vies, de faire mémoire. Avec méthode & profondeur, Mariana Otero rencontre ceux et celles qui les ont connus, analyse leur travail, rend compte de ce qui les fait actrice et acteur de leur époque. Quêtes sensibles et passionnantes, le singulier porte ici à l’universel.

Deux films profonds à (re)découvrir en présence de Mariana Otero, événements accompagnés de la présentation des livres consacrés à Clotilde Vautier (éd.du Petit Démon) et à Gilles Caron (Fondation Gilles Caron) ainsi que du livre d’entretien à ciel ouvert, de Mariana Otero et Marie Brémond (Buddy movies).

À la maison du livre (Bécherel), les films seront projetés à 16h30 et 18h30 avant la discussion avec Mariana Otero. Au cinéma des familles, projection d’Histoire d’un regard à 20h30 puis rencontre avec la réalisatrice. Pour le programme détaillé de ces deux rendez-vous, nous vous invitons à vous rapprocher d’Ulysse à l’Ouest et de l’écume…

Information & réservation :
Ulysse à l’Ouest
3 rue de la chanvrerie 35190 Bécherel
Tél.09 86 32 51 56

L’Écume…
3 place de l’Église 56590 Groix
Tél.02 97 56 42 67
Mél. lecume-groix@orange.fr – https://librairielecumegroixblog.wordpress.com/

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Téléchargez le programme complet de Libres en Littérature
Ce que les femmes disent du monde – Programme Libres en Littérature 2020

DR photo Mariana Otero : Mariana Otero©Jérôme_Prébois-Archipel_33

être soi

Rencontre-lectures 
avec Amandine Dhée

L’Embellie – La Bernerie-en-Retz
Jeudi 15 octobre à 19h30

Autour de ses textes – romans & nouvelles – qui nous accompagnent depuis très longtemps pour leur poésie, leur drôlerie, leur profondeur.

De La Femme brouillon à son nouvel opus à mains nues (La Contre Allée), Amandine Dhée nous emporte dans son univers délicat et militant, émouvant et cocasse :

Le meilleur moyen d’éradiquer la mère parfaite, c’est de glandouiller. Le terme est important car il n’appelle à aucune espèce de réalisation, il est l’ennemi du mot concilier. Car si faire vœu d’inutilité est déjà courageux dans notre société, pour une mère, c’est la subversion absolue. Le jour où je refuse d’accompagner père et bébé à un déjeuner dominical pour traîner en pyjama toute la journée, je sens que je tiens quelque chose.*

Elle interroge avec force et malice les représentations de la femmes qu’un imaginaire collectif – en mal d’imagination d’ailleurs – leur colle à la peau. Avec Amandine Dhée, c’est un appel littéraire à l’émancipation de chacun(e) qui nous est proposée. Bienvenue à une soirée pleine de vie et d’élan pour un regard vivifiant sur les femmes à partager autour de textes aussi légers que profonds, aussi émouvants que drôles.

Nous voudrions gendarmer nos désirs, être pures. Nous détestons nos recoins obscurs, comme si notre engagement politique n’était qu’une posture, et voilà, nouvelle rasade de honte. Mais dans nos fantasmes, n’est-ce pas toujours nous, les cheffes ? À force de rêver à du cul politiquement correct, on s’empêcherait presque de jouir. Quand cesserons nous d’avoir peur de nous-mêmes ?**

amandinedhee - Maud Bernos

Information & réservation :
L’Embellie
13 rue Jean Duplessis 44760 La Bernerie-en-Retz
Tél.02.40.82.48.04
Mel. contact@embellie.org – www.embellie.org

*La femme brouillon, 2017 – Prix Hors Concours 2017
**à mains nues, 2020

L’envoûtement des roses

Deux soirées-lectures
en présence de Carole Martinez

Mercredi 14 octobre à 20h – Le Tagarin
Jeudi 15 octobre à 19h – Livres In Room

Le conte et la réalité se lient dans ce nouvel opus de Carole Martinez : Les Roses Fauves (Gallimard), roman qui nous emporte dans l’univers de Lola & de sa créatrice. Car, ici, l’autrice se met en scène et s’invite chez son héroïne avec laquelle elle remonte le temps en ouvrant les cœurs cousus, héritage de Lola et témoins muets d’une histoire familiale qui se dérobe. Ensemble, elles transgressent les interdits et libèrent les secrets du passé. Cernée par ses ancêtres, le chœur des tricoteuses, l’inspiration de Carole Martinez, Lola va-t’elle s’affranchir de toutes ces influences et trouver sa propre voix ?

Tu es rare, tu ignores ton éclat comme attisé par ce printemps fou. Tu m’inspires, tu m’obsèdes, j’aimerais te prendre dans mes bras, revoir ton corps où s’allient la chair, la pierre et le parfum des roses. Tu es une splendeur cachée sous une cloche opaque depuis toujours et soudain libérée. Mon cœur explose. Mais comment faire le tri entre ce qui t’appartient en propre et ce que je brode dans les silences de ta pudeur ?*

Ce roman – hymne à la sororité & à la liberté – est à partager lors de deux soirées-lectures passionnantes et chaleureuses en compagnie de Carole Martinez.

Couverture Les roses fauves - Carole Martinez

Information & réservation :
Le Tagarin
15 rue Pasteur 22680 Étables-Sur-Mer
Tél.02 96 65 47 35
Mél. contact@cafelibrairie-letagarin.fr – Site : https://cafelibrairie-letagarin .fr

Livres In Room
29 rue général Leclerc 29250 Saint-Pol de Léon
Tél.02 98 69 28 41
Mél. contact@livresinroom.fr – www.livresinroom.fr

*p.223 in Les Roses fauves

Dans la chambre de veille

En compagnie de Gwenaëlle Abolivier
à La Cabane à Lire
Mercredi 14 octobre à 20h

Plongée sensible dans Ouessant en compagnie de Gwenaëlle Abolivier qui nous embarque au plus près de l’âme de cette île du Ponant dans ce roman poétique : Tu m’avais dit Ouessant (éditions Le Mot et le Reste, 2019). L’île aux 5 phares, telle qu’elle s’en approche, telle qu’elle la perçoit au fil de ses rencontres, de ses balades à vélo portée par le vent, de ses promenades nocturnes et solitaires, accompagnée par le faisceau des phares. Ouessant, port ouvert sur le monde, pays de solitudes. Ici, le destin de chacun(e) est affaire de vent et de marées, d’obscurité et de lumière, d’aventures au long cours et de voyages immobiles.

Va et on te le dira : quoi qu’il arrive l’île est plus forte que tout ! La fascination réside peut-être là. C’est la nature qui a le dernier mot. Si en ville nous sommes déjà des hommes augmentés ou en passe de le devenir, ici, le ciel et ses déchirures, l’aveuglement du soleil et la furie de la mer, nous rappellent à notre fragilité.*

Un instant suspendu, mélancolique et revigorant ; une histoire de sel et d’écume à partager avec Gwenaëlle Abolivier lors de cette soirée-lectures.
À Bruz, le jeudi 15 octobre, L’auteure et journaliste va travailler avec les élèves du collège de Pierre Brossolette autour du son, de la captation sonore, des images poétiques et littéraires que les bruits du quotidien et ceux de la nature peuvent susciter.

Information & réservation :
La Cabane à Lire
16 Place Marcel Pagnol 35170 Bruz
Tél.02 23 50 35 85
Mél. contact@lacabanealire.fr – www.lacabanealire.fr

*p.181 in Tu m’avais dit OUESSANT , éditions Le mot et le reste

Une rencontre passionnante avec Isabelle Attard

A La Lettre Thé
Ce vendredi 9 octobre à 19h

autour de son essai
Comment je suis devenue anarchiste

Couverture Comment je suis devenue anarchiste

Cette rencontre avec Isabelle Attard
inaugure la Xème édition de notre manifestation automnale
Libres en littérature

Programme complet à télécharger en UN CLIC
Ce que les femmes disent du monde – Programme Libres en Littérature 2020

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L’anarchie est la plus haute expression de l’ordre
Elisée Reclus

Rencontre avec Isabelle Attard autour de son essai Comment je suis devenue anarchiste (Le Seuil/Reporterre) ou comment réinventer l’anarchisme du XXIème siècle ?

L’anarchisme, philosophie politique, est depuis toujours combattu par les tenants du capitalisme et du pouvoir : trop égalitaire, trop libertaire, trop fraternel, trop écologiste, trop féministe ?

À partir de son expérience personnelle, de ses nombreuses lectures et recherches, Isabelle Attard retrace ici l’histoire de l’anarchisme volontairement oubliée par les récits nationaux, démontre les vertus de cette utopie réaliste, appelle à sa mise en œuvre pour sortir de cette impasse sociale, économique et écologique dans laquelle l’ultra-libéralisme a plongé le monde. À l’individualisme forcené, l’autrice oppose un vivre ensemble respectueux du vivant.

Un essai passionnant, documenté, pétri de sens et d’espoir à partager ensemble pour se réapproprier le bien commun & servir l’intérêt général.

Information & réservation :
À La Lettre Thé
9 place de Viarmes 29600 Morlaix
Tél.02 56 45 54 06
Mél. alalettrethe@hotmail.fr – Blog : http://alalettrethe.blogspot.fr

 

Les femmes et le monde

La Fédération des cafés-librairies de Bretagne
vous accueille du 9 octobre au 11 décembre 2020
autour de

Ce que les femmes disent du monde
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Je ne sais plus ni quand ni comment c’est arrivé. Je ne sais plus ni quand ni comment l’oxygène a réussi à se frayer un chemin jusqu’au fond de mes poumons.*

En 2011, notre 1ère édition fut consacrée aux femmes, à leurs engagements, leurs créations, leur(s) singularité(s). Pour cette 10ème édition, nous avons souhaité à nouveau convier les autrices, réalisatrices, journalistes, militantes et aussi le réalisateur Félix Le Garrec. Femmes artistes, citoyennes, engagées, elles partagent leur univers, leur réalité, leur regard sur le monde. Notre programme est riche de propositions plurielles nourries de la trajectoire de chacun(e). Elles nous invitent à la lecture, à la réflexion, à être soi, à la révolte, à découvrir le monde, à être dans l’Histoire.

Une manifestation passionnante entre
littérature et films documentaires

en compagnie de 

Dima Abdallah, Gwenaëlle Abolivier, Isabelle Attard, Amandine Dhée,
Maud Dugrand, Julia Kerninon, Marie Le Drian

Nicole et Félix Le Garrec, Carole Martinez, Mariana Otero, Gaëlle Pairel, Anne Pauly,
Naïké Desquesnes & Mounia El Kotni, autrices du livre collectif Notre corps, nous-mêmes

 

Téléchargez en UN CLIC
le programme de cette manifestation littéraire

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Ce que les femmes disent du monde – Programme Libres en Littérature 2020

 

Le meilleur moyen d’éradiquer la mère parfaite, c’est de glandouiller. Le terme est important car il n’appelle à aucune espèce de réalisation, il est l’ennemi du mot concilier. Car si faire vœu d’inutilité est déjà courageux dans notre société, pour une mère, c’est la subversion absolue. Le jour où je refuse d’accompagner père et bébé à un déjeuner dominical pour traîner en pyjama toute la journée, je sens que je tiens quelque chose.**

 

*Dima Abdallah, Mauvaises Herbes
**Amandine Dhée, La femme brouillon

A nos pères.1

Anne Pauly
Avant que j’oublie

 

Verdier – 2019 – 14 euros

Je pense seulement 
à mes parents
crépuscule d’automne*

Une histoire d’amour entre un père et une fille, une histoire silencieuse, pudique, un amour qui se niche dans le quotidien.

D’accord ma doucine, je t’aime, hein, le taxi arrive, tu fais bien attention,
tu fermes ta porte et t’éteins bien ton gaz.
C’est ça, j’ai pensé, j’éteindrai bien mon gaz**.

Un amour agacé aussi pour ce père farfelu, dans l’attente permanente de sa fille, violent & alcoolique autrefois, mangeur de BN à la vanille et collectionneur de piles à ses heures perdues. Un père désormais disparu et dont la narratrice regrette de ne pas avoir saisi l’ampleur de la solitude. Au gré du rangement de la maison, se dessine le portrait d’un homme qui s’ajoute à celui du père. Les témoignages de ses ami(e)s d’enfance – dont la lettre bouleversante de Juliette – évoquent un colosse délicat, cultivé et protecteur. Un homme abîmé par la vie mais en quête de spiritualité, de beauté simple et d’instants partagés. Avec émotion et drôlerie, la narratrice raconte la perte entre situations cocasses et moments de grande fragilité où le sens s’échappe de la réalité, où le manque s’insinue partout, où la présence de l’autre s’évanouit peu à peu. Jusqu’à ses signes qui tissent un lien au-delà de l’absence, ces signes qui réconcilient & racontent une histoire familiale dans laquelle chacun-e- se retrouve.

Avant que j’oublie raconte un deuil & ce qu’il génère de reconstruction de soi et de l’autre – celui que l’on a perdu et qui se découvre dans toute sa complexité. Anne Pauly offre ici un roman plein de vie, d’énergie, de vérité. A lire absolument.

 

Dans le cadre de la dixième édition de notre manifestation automnale
Libres en Littérature
Le Bel Aujourd’hui accueille Anne Pauly
lors d’une rencontre-lectures
le jeudi 5 novembre 2020 à 20h30

 

*p.120 in Avant que j’oublie
**p.43 in Avant que j’oublie

Photographie : DR Smith 2019